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L'APAJH en régions

Belfort : Vingt ans d'éducation spécialisée et de proximité

Le Service d'éducation spécialisée et de soins à domicile (Sessad) de l'Apajh, installée dans l'école Metzger, à la Pépinière, a organisé des portes ouvertes pour ses vingt ans d'existence.

« Cette structure est l'ouverture à la vie » : la conclusion du témoignage d'une maman anonyme, citée hier par Monique Sarrazin, présidente de l'Apajh 90, en dit long sur l'attente des parents d'enfants handicapés moteur, lorsqu'ils demandent une place au Sessad, installé sur deux niveaux à l'école Hubert-Metzger, à Belfort. Après vingt ans d'existence, qui ont été célébrés à travers une matinée de portes ouvertes, le service, qui draine des élèves de toute l'Aire urbaine, peut accueillir 35 jeunes de 0 à 20 ans, mais n'en reçoit « que » 30.

« Il manque le financement pour les cinq autres places », calcule Monique Sarrazin. Et dix autres enfants sont pour l'heure sur liste d'attente. « Pour les familles, c'est une situation incompréhensible. » Mais comme l'a souligné Latifa Gilliotte, conseillère municipale chargée de l'intégration des handicapés à Belfort, « c'est une erreur de dire qu'on met les handicapés de côté, mais il y a l'enjeu de l'argent ».Après vingt ans, l'Apajh continue donc à se battre. En 1988, elle avait déjà dû faire accepter l'idée maîtresse de ce Sessad : « Que les handicapés moteurs puissent être intégrés au milieu scolaire ordinaire et qu'ils soient à proximité de leur famille ». Le projet, d'abord prévu à l'école Schoelcher, aurait pu capoter après le changement de majorité gouvernementale, en 1988. Jean-Pierre Chevènement, qui était alors maire de Belfort et ministre, se souvenait, hier, de ces péripéties, qui furent réglées par la mise à disposition d'un espace de l'école Metzger à la Pépinière. « Je vais poser le problème des financements », a promis le nouveau sénateur. Chaque semaine, les enfants alternent donc les ateliers avec un psychologue, un éducateur, un ergothérapeute, un kiné, et sont intégrés en milieu scolaire ordinaire, dans 16 établissements différents de l'Aire urbaine. « On ne recherche pas le merveilleux mais l'efficace, le fonctionnel, l'autonomie », explique Philippe Venck, directeur du Sessad de l'Apajh, qui n'aime pas utiliser le terme d'intégration car « les jeunes qu'on reçoit font partie de notre société à part entière ».

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Contact APAJH 90 : apajh90@gmail.com

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