Le Directeur, Francis Flament :
« Nous avons été confrontés par le passé à l’accompagnement d’une personne atteinte de la maladie de Chorée de Huntington jusqu’au crépuscule de sa vie. Ce travail a nécessité un investissement important et non dénué d’effet sur la motivation du personnel. Nous avons pu mettre en œuvre une prise en charge adaptée à l’évolution de ce résident grâce à la collaboration de l’ensemble de l’équipe pluridisciplinaire où tous les salariés de tous les services ont contribué de près ou de loin à cet accompagnement. La famille a été un acteur incontournable et très présente dans l’accompagnement de leur proche. Une formation en intra-muros intitulée « l’accompagnement en fin de vie » a été mise en place dans le plan de formation, quelques mois après cette expérience, afin d’en tirer les conclusions et d’améliorer nos propositions, notre positionnement. Il est évident qu’il faudra revenir sur la question à chaque fois que nécessaire, d’autant que chaque situation demeure singulière.
Quel que soit leur âge, quel que soit leur handicap, à chaque fois que possible et lorsque nous en avons les moyens humains et techniques, nous souhaitons réaliser cet accompagnement dans l’environnement habituel des personnes que nous accueillons. Dans le projet d’établissement nous écrivons : notre devoir est d’accompagner le résident avec respect, avec dignité, sans acharnement thérapeutique, dans le respect de ses croyances et de ses souhaits, avec des soins de confort uniquement.
Nous avons du faire évoluer nos mentalités surtout face à la douleur, au déclin, à la mort. Nous avons réalisé à quel point il est important de soutenir la personne en fin de vie, sa famille, le personnel, de leur proposer des situations d’échanges, de formation, de soutien. Nous veillons au respect du cheminement spirituel propre des résidents et de leurs familles, qu'ils soient athées ou croyants.
Le travail de deuil nécessite également un soutien, une possibilité de parole, de rencontre, individuellement ou en groupe, pour tous les acteurs. Il faudra à l’avenir, avec nos financeurs et l’association, encourager et susciter toutes initiatives permettant des soins appropriés aux résidents en phase terminale. Le soulagement de la douleur physique et des souffrances psychologiques est primordial. Promouvoir une recherche sur l'ensemble des besoins des personnes en fin de vie tant physiques que psychologiques, sociaux, spirituels sera incontournable ».
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